Le corps enseignant de l’école Khaled Ibn El Walid à Sfax, au début des années 1980 — parmi les instituteurs présents sur la photo : Béchir Ghorbal, Rachid Derbal et Hédi Trabelsi.
Quatrièmement: Les maîtres principaux.
Après la fermeture des écoles normales des institutrices et des instituteurs à la rentrée scolaire 1991-1992 et leur remplacement par des instituts supérieurs de formation des maîtres depuis l'année universitaire1989/1990[1], qui recrutaient les étudiants parmi les bacheliers pour suivre une formation de deux ans sanctionnée par un diplôme de fin d'études des instituts supérieurs de formation des enseignants, ce qui équivaut au niveau du premier cycle de l'enseignement supérieur. Les diplômés sont nommés pour enseigner dans les écoles primaires avec le grade de Maître principal (art 2 du décret 1991/1872)[2].
Cette nouvelle catégorie d'enseignants des écoles primaires s'est distinguée par un texte particulier, à savoir le décret 1872/1991 qui a fixé le statut particulier des maîtres principaux relevant du ministère de l'éducation et des sciences, elle n'a été incorporée dans le décret général des cadres enseignants exerçant dans les écoles primaires que dans le texte de 2003).
Concernant les
attributions, les maîtres principaux effectuent les mêmes tâches assignées au reste
des enseignants du primaire : l'enseignement et la participation au reste des
activités connexes, telles que la participation aux conseils de classes, au déroulement des examens , aux
réunions à caractère pédagogique, aux travaux ,études, séminaires et
leçons témoins destinés à perfectionner l'enseignement. (art 3 du décret
1872-1991) - Voir l'annexe ci-dessous.
1)
Nomination
et recrutement
Selon le décret fondateur (1991) " les maîtres principaux sont recrutés parmi les candidats titulaires du diplôme de fin d'études des instituts de formation des maîtres (ISFM)" , le décret de 2003 l'avait confirmé mais avec la fermeture des ISFM en 2007[3] , le décret de 2013 a réécrit l'article relatif au recrutement des maîtres principaux dans ces termes :« les maîtres principaux seront recrutés parmi les diplômés d'une école spécialisée créée dans cet objectif».
Evolution des effectifs des maîtres principaux.
|
% par rapport au total des enseignants du primaire |
effectif |
Année scolaire |
|
11.9 |
6849 |
2011-2012 |
|
6.9 |
4194 |
2013-2014 |
|
1.8 |
1086 |
2014-2015 |
|
0.5 |
385 |
2015-2016 |
|
0.4 |
243 |
2016-2017 |
2)
Les
promotions des maîtres principaux
§ Les promotions ordinaires
Les maîtres principaux titulaires et ayant obtenu une note égale au moins à 14/20 dans la dernière inspection intègrent automatiquement le grade de maître d'application.
§
Les promotions exceptionnelles.
Les maîtres principaux ont eu droit eux aussi aux promotions
exceptionnelles qui ont permis
d'intégrer tous les maîtres principaux au rang de maitre d'application principal
à partir de septembre 2014 ( art 38 bis du décret 2015 -520), cette promotion
leur a ouvert la voie pour devenir
professeurs des écoles primaires
bien qu'ils n'ont pas la maîtrise ou un diplôme équivalent) ( comme nous
le verrons dans le chapitre suivant consacré à ce grade).
La conséquence de tout cela
(fermeture des ISFM, les promotions ordinaires et l'intégration dans le cadre
des promotions exceptionnelles est la baisse du nombre des maitres principaux,
cette catégorie s'oriente petit à petit
vers l'extinction comme les moniteurs, les maitres et les maitres
d'application.
Les attributions des maîtres principaux.
|
Décret 2013-
art 32 |
Décret 2003 -
art 17 |
Décret
1872/1991- art 3 |
|
Les
maîtres principaux assurent un enseignement dans les écoles primaires et
participent à la formation des enseignants du cycle primaire et les assistent
pédagogiquement. Ils doivent, en outre : - participer aux conseils de classes
et au déroulement des examens, - participer aux réunions à caractère
pédagogique, - participer aux travaux, études, séminaires et leçons témoins
destinées à l’amélioration du niveau de l’enseignement, - contribuer selon
leur volonté à l’animation de la vie scolaire, - assurer la suppléance d’un
enseignant, et ce, sur demande de l’administration et la volonté des
enseignants. Les dispositions de suppléance sont fixées par arrêté du
ministre de l’éducation. En outre, ils peuvent être chargés de mission
d’assistant de directeur, leurs missions se reparties en 2 domaines : A-le domaine administratif et éducatif :
L’enseignant chargé d’assister le directeur est tenu, en collaboration et en
complémentarité avec le directeur de l’école et sous sa tutelle à réaliser
les différentes taches administratives et éducatives, toutefois seul le
directeur est responsable de signer les documents. B-
le domaine pédagogique : L’enseignant chargé d’assister le directeur
contribue à la mise œuvre de l’aspect pédagogique au sein de leur
établissement. Les dispositions et les réglementations relatives à la
désignation d’assistant de directeur sont fixées par arrêté du ministre de
l’éducation.
|
Les maîtres principaux assurent un
enseignement dans les classes du cycle primaire. Ils doivent, en outre,
participer : |
Les maîtres principaux assurent un enseignement dans
les classes du cycle primaire. Ils doivent, en outre, participer : |
Fin de la
Cinquième partie; à suivre.
Elaboré par Mongi Akrout inspecteur
général de l’éducation.
Tunis-juin 2025.
Pour
accéder à la version arabe-cliquer ici.
Pour revenir
à la partie 4
-cliquer ici /Pour
revenir à la partie 3 -cliquer ici /Pour revenir à la partie 2 -cliquer ici/Pour revenir à la partie 1 -cliquer ici.
[1] Loi 108 de
l'année 1990 en date du 26novembre 1990 relative aux instituts supérieurs de
formation des maîtres.
[2] Décret
1991-1872 du 7 décembre 1991 fixant le statut particulier des maîtres
principaux relevant du ministère de l'éducation et des sciences.
[3]
en 1996
l'ISFM de SFAX est fermé et ses biens sont transférés à l'école des beaux arts
de Sfax ( loi 88 -1996 du 6 novembre 1996) , en 1997 c'est au tour de l'ISFM de
Tunis ( loi 30-1997 du 5 mai 1997) , en 1998 ce sont les ISFM de Gabès et
Jendouba qui ferment , enfin en 2007 ce sont les derniers ISFM de
Kairouan, Gafsa,Le Kef, et Sbeitla qui ferment à leur tour.

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