lundi 10 février 2014

Le Certificat de fin d’études primaires: Un diplôme mythique


Le « Certificat d'Etudes Elémentaires CEE » ou «Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires CEPE» fut, pendant des années, le sacrement des études à l’école primaire de la Tunisie. Il a occupé une place de choix dans  la mémoire populaire des générations précédentes, alors que rares ceux de la génération actuelle qui le connaissent. A Quand remonte cet examen? Comment a-t-il été introduit dans notre pays ? Et quand est ce qu’il a disparu ?

Première partie : Le certificat à l’époque du protectorat
Le certificat élémentaire est arrivé dans notre pays avec le  protectorat français ; des documents attestent  son existence depuis 1881[1]. Un décret  beylical publié en 1956 l’a confirmé en tant  que  mécanisme d’évaluation de l'enseignement primaire. Et il a continué d’exister jusqu’en 1968.
1 – un ou plusieurs certificats ?
La diversité des systèmes scolaires qui  coexistaient dans le pays à l’époque du protectorat a engendré une variété de certificats d'études primaires ; parmi lesquels on  peut citer :
Un certificat délivré par les écoles françaises en Tunisie, qui appliquent les programmes scolaires  selon les règlements de la législation de l'éducation en vigueur en France.
Un certificat délivré par les  écoles franco - Arabes de garçons ou de filles, mises en place  Louis Machuel[2], en1883, qui appliquent le même système d’évaluation que les écoles françaises, avec un léger  remaniement dans les programmes d’'histoire et de géographie, et l’introduction de l'enseignement de  la langue arabe.
Un certificat délivré par les écoles privées coraniques, connu sous  la dénomination du certificat «arabe».
Enfin, un certificat délivré par les écoles de filles musulmanes, connu sous le nom  du «certificat des études des écoles coraniques ou islamiques» ; l’une des plus illustres et la plus ancienne de ces écoles des filles musulmanes  fut sans doute l’École rue El Pacha[3] à Tunis.
2 –  Examen facultatif, régional et organisé en une seule session.
La participation à l'examen du certificat d’études primaires  était  facultative ; elle était ouverte à tous les élèves  des écoles  publiques et privées, ainsi qu’aux candidats à titre individuel âgés - au moins - de 11 ans (par la suite cette limite fut portée à  12 ans)[4].
L’organisation de l'examen du certificat est du ressort  de la Direction de l'enseignement public (DEP)[5] , qui fixe chaque année les dates d’examens ; ainsi que les localités dans lesquelles sont instituées des centres régionaux d’examen ; elle choisit les sujets et nomme les commissions d’examen et délivre les  attestations de réussite. L'examen est organisé en une seule session à la fin de l'année scolaire.
Cette règle a été violée , en 1936[6] , quand il a  été décidé d'organiser une session de rattrapage   en Octobre pour palier à la faiblesse  des résultats de la session  de juin ; les élèves  ayant obtenu au moins un score égal au cinq sixième ( 5/6 ) du total , requis pour la réussite aux épreuves écrites , étaient autorisés à repasser l'examen.
L'examen de certificat n’était pas un examen  unique ; il  ne se déroulait pas au même moment dans tous les centres d’examen de la régence, les dates variaient selon les centres et le sexe (filles / garçons), et aussi selon la provenance des candidats (rural / urbain). L’examen de la session de Juin  1944, par exemple,  s’est étalé du 15 mai au 10 Juin.
 Néanmoins,  la direction de l’enseignement  a décidé d'organiser  en 1890 un examen unique  pour tous les candidats pour procéder  à une comparaison entre les écoles et pour évaluer le niveau de l'enseignement  dans le pays[7].
3 – Epreuves  et Conditions de réussite à l’examen.
L’examen du certificat d’étude élémentaire  a connu une évolution tant au niveau des ses épreuves qu’au niveau des conditions d’admission.
Au début (Arrêté de 1887), l’examen comportait deux séries d’épreuves, toutes en langue française, sauf la partie optionnelle, qui comprend une épreuve d’arabe et une autre d’italien.
ü La première série ou les épreuves d'admissibilité  est composée de quatre épreuves écrites à savoir une dictée et une épreuve d’écriture, une  rédaction et une épreuve de calcul auxquelles s’ajoute une épreuve pratique   de couture pour les filles.
ü La deuxième série, ou les épreuves  d’admission finale  est aussi composée  elle aussi de quatre  épreuves orales  dont la durée est de 25 mn;  il s’agit d’une  lecture expliquée ; de l’analyse d’une phrase de la lecture ou une phrase écrite au tableau noir ;d’une interrogation sur des éléments de l’histoire et de la géographie de France ; et enfin de questions d’application pratique sur le calcul et le système métrique .
Les épreuves sont  notées au moyen d’un chiffre ente 0 et 10 ; Ne sont admis, pour passer  l’oral que les candidats  qui ont obtenu pour la 1° série d’épreuves  au moins 20 pts pour les garçons et 25 pour les filles ; mais  Tout candidat ayant fait plus de 7 fautes dans la dictée  est éliminé et la nullité d’une épreuve entraine l’élimination si elle est validée par le jury d’examen.
Nul n’est admis définitivement  s’il n’a pas obtenu la moitié  au moins du total maximum des points accordés pour les 2 séries d’épreuves soit 40 points pour les garçons et 45 points pour les filles. (Annexe 1)
L’arrêté  1944 introduit  des modifications au niveau des épreuves de l'examen et des conditions d’admission,  ces modifications sont :
ü L'introduction d’épreuves  obligatoires en langue arabe pour les élèves qui sont inscrits dans les écoles qui  assuraient des cours en arabe régulièrement
ü Le regroupement de toutes les épreuves de l’examen en une seule série, c'est-à-dire qu’il n'y a plus une série d’amissibilité  et une d’admission définitive. (Annexe 2)
ü L’adoption du principe des coefficients ; par exemple, on a affecté le coefficient   3  au calcul  et le coefficient 1 à l’épreuve d’écriture.
ü Le maintien de la condition de la moyenne générale pour l’admission (95 points  pour  les candidats astreints aux épreuves d’arabe  et 70 points pour les autres) ; mais  de nouveaux cas d'élimination sont institués c’est ainsi que «  tout candidat n’ayant pas obtenu un total minimum de 18 points le total à 50 épreuves en français (rédaction, orthographe et questions) sera éliminé. »  De même lorsqu’un candidat fait  de 5 à 7 fautes  dans la dictée française ; il sera éliminé si le jury confirme la note zéro.
4- L’évolution du nombre de candidats à l’examen du CEPE
Les autorités  coloniales françaises encourageaient les jeunes tunisiens à intégrer  le nouveau  système scolaire  et de participer à l’examen du CEPE. C’est dans cette optique  que fut adoptée la loi du 12 Janvier 1892  qui exemptait  du service militaire tout jeune  tunisien qui décroche le certificat d’études primaires élémentaires. Surtout que la participation était, au début, très  modeste ; elle  ne dépasse pas ; en 1884 ; l'examen de 44 élèves et malgré l’augmentation du nombre de participants à l'examen plus tard ; l’examen du certificat est resté un examen  élitiste.( Annexe 3)
Données statistiques relatives au certificat temps du  protectorat

Admis tunisiens musulmans
Candidats tunisiens musulmans
Total admis
Total  candidats
Session
total
fille
garçon
total
fille
garçon







44
1884






168
303
1890






275
311
1892
303
4
299
615
5
610
1363
2344
1923
2281
226
2055
7743

544
7199
4130
11150
1953
statistiques générales de Tunisie  année 1923, B O   op cité ; et rapport Machuel , op cité.



Sur la base de certaines statistiques que la participation des filles et qui était très faible en comparaison de celle des garçons ; mais les filles étaient chanceuses :
 En 1945,  sur 298 filles  musulmanes inscrites aux écoles franco - Arabes qui ont participé aux examens du certificat, 200 d'entre elles  ont obtenu le CEPE, soit un taux de réussite de 67,1 [8].
La même année, 714 candidates issues  des écoles des filles musulmanes s’étaient présentées  à l'examen de certificat, 359 d'entre elles l’ont réussi, une soit un  de taux de  50,2 ℅, tandis que le taux de réussite des garçons  était  de 39,1.
Et quand on compare le taux de réussite des filles  musulmanes aux taux des filles des autres communautés, on remarque  le taux de réussite des candidates musulmanes tunisiennes est similaire  à celui  des tunisiennes israélites (51,5 ℅ ) , mais ce taux était inférieur au taux de Françaises qui était de 60,6 ℅.
Quelques célébrités tunisiennes  qui ont obtenu le CEPE à l’époque du protectorat
Date d’obtention du CEPE
Nom et prénom
Date d’obtention du CEPE
Nom et prénom
1922
Tawhida Ben Echeikh
1° médecin tunisienne
1899
Hassan Hosni Abdelwaheb
( historien )
1934
Radhia Haddad
( présidente de l’UNFT)
1913
Habib Bourguiba
 1° président tunisien
1939
Fathia Mzali( 1° femme tunisienne ministre)
1926
Mohamed Jamoussi
Poète et musicien


1927
Mohamed Souissi
Docteur es lettres


1929
Farhat Hached
Fondateur de l’UGTT
Deuxième Partie : le certificat depuis l’indépendance
 Avec l’indépendance, le système scolaire tunisien a  Conservé  le certificat en changeant son nom ; il est désormais appelé certificat de fin des études primaires (CFEP), et en introduisant  quelques modifications afin de tunisifier, le certificat est devenu pour  des décennies - un instrument d’évaluation des acquis des élèves de l'école primaire.
1-     Le certificat est  outil d'évaluation  de l’école primaire
Le décret du 26 Avril 1956[9], a institué  l’examen  de fin d’études  primaires,  le  premier article du dit décret précise qu’ « en attendant  la refonte  des programmes d'enseignement en Tunisie, et à titre transitoire , Les études primaires  seront sanctionnées  par un examen de fin d’études ,donnant lieu ,en cas de succès ,à la délivrance   d’un diplôme dit :  certificat de fin des études primaires . 
 Ce certificat comportera les trois types suivants :
ü type A  réservé  aux candidats issus des classes où l’enseignement  est donné dans les deux langues (arabe et français)
ü Le type B  réservé  aux candidates issues des écoles des filles musulmanes.
ü type C  réservé  aux candidats issus des classes où l’enseignement  est donné uniquement en langue française.
Le décret  ajouta  que son effet avec la session de Mai – Juin 1956 et   qu’un arrêté du ministre de l’éducation précise les modalités d’organisation de l’examen
La loi[10] 58 n’a pas évoqué ce diplôme, c’est le décret 1961 relatif à l’enseignement primaire[11] qui s’en est chargé dans l’article 24 qui stipule que «  les études primaires sont sanctionnées par l’examen de fin d’études primaires, dont l’organisation est fixée par arrêté du Secrétaire d’état à l’éducation »
Or l’arrêté  d’organisation n’est  paru  qu’en avril  1959[12] (c’est-à-dire trois ans après le décret beylical qui a institué l’examen.)  en faisant référence à l’article 9 de la loi 58.
L’arrêté reprend la définition  du décret beylical de 1956 « Les études primaires  seront sanctionnées  par un examen de fin d’études, donnant lieu, en cas de succès, à la délivrance d’un diplôme dit : certificat de fin des études primaires. »   C’est-à-dire que qu’on a organisé 3 sessions (de 1956 à 1959)  avant la parution de l’arrêté d’organisation ; On n’a pas de données  pour expliquer ce « désordre juridique »  il n’en reste pas moins que ce certificat est reconnu en tant que diplôme qui sanctionne le cycle primaire.
Eu égard à la fonction du certificat dans la vie sociale et professionnelle ,  l’arrêté d’organisation  a permis  aux candidats qui n’étaient inscrits  ni dans les   écoles publiques ni dans les écoles   privées ,  de se présenter  à l’examen  à titre individuels  , à condition de présenter une attestation   qu’ils ont le niveau requis de l’examen et d’avoir aux moins  12 ans  le 31 décembre de l’année de l’examen.
2 - Organisation de l'examen: les épreuves et les conditions d’admission.
Les épreuves : l’examen a Conservé au point de vue  de l’organisation et des épreuves  et les conditions d’admission presque l'ancienne organisation   , l'examen est organisé en une seule session à la fin de chaque année scolaire
 L’examen comprenaient une seule série d’épreuves écrites et orales, l’arrêté d’organisation a prévu, pour une période transitoire qui prendrait fin en Juin 1959, des épreuves adaptées aux candidats  issus des classes  où l’enseignement  est donné  uniquement en langue française  et aux candidates issues des écoles des filles musulmanes. . (L’annexe 4).
Les conditions de réussite : L’arrêté d’organisation a reconduit pratiquement les  mêmes principes et les mêmes conditions d’admission  qui étaient en vigueur à l’époque du protectorat  avec quelques  modifications mineures ; ces conditions étaient :
ü Obtenir, au moins, la moitié des points (55 points sur 110 );
ü Avoir   au moins une note égale ou supérieure à  trois  en rédaction arabe ; remarquons que la rédaction arabe a remplacé l’épreuve de Français pour la note éliminatoire à l’examen) ;
ü commettre moins  de 10 fautes en dictée française. (Le total de fautes éliminatoire était  de 5 à 7).
Ces conditions ont été revues par le nouvel arrêté  de 1963[13], puisque les notes éliminatoires ont été purement et simplement abandonnées ; nous pensons que c’était dans le but de faciliter les conditions d’admission.
La correction des copies et les épreuves orales se passent dans des centres de correction, ouverts dans tous le pays ; le président du centre et les jurys de tous les centres  délibèrent  puis  proclament les résultats par voie d’affichage  sans passer par l'administration centrale.

En 1963, l’arrêté déjà  cité  a mis en place une nouvelle  organisation de l’examen  du CFEP ;  celle-ci a combiné l’examen du Certificat et l’examen du concours  d’ entrée en première année de l'enseignement moyen et l'enseignement secondaire ,  pour n’en  faire un seul examen , qui comprend deux parties (L’annexe 5):
ü Une partie commune, qui comprend les épreuves d’arabe, de français et de calcul.
ü Et une partie réservée  au  certificat qui comprend les épreuves  écrites d’histoire et de  géographie, de dessin  et de calcul mental. "
Avec cette nouvelle organisation, dictée peut être par des raisons matérielles, la participation  à l’examen  du certificat n’est plus facultative de facto, car tous les élèves étaient obligés de passer par le concours pour accéder aux collèges ou aux lycées, et il n’était pas rare de trouver des situations où le ou la candidate est proclamé(e) admis (e) à l’un des deux examens et recalé(e) dans l’autre.
Le système continua de fonctionner jusqu’en 1968[14], quand on a décidé de mettre fin[15] à l’examen du  certificat de fin  d’études primaires après un peu moins d’un siècle d’existence.

Conclusion
l’année 1968  a vu la fin d’une véritable institution  ,qui  occupait une place très importante dans la société tunisienne,  pour les parents ce diplôme , non seulement ,  évitait à leurs enfants mâles  le service militaire dans l'armée française et les risques d'une participation dans les guerres coloniales ,mais aussi parce qu’il leur ouvrait les portes de l'administration ou l'enseignement .C’est pourquoi nos parents et grands parents l’évoquaient avec beaucoup de nostalgie et respect.
Tunis, Septembre 2013
Hédi Bouhouch & Mongi Akrout ; Inspecteurs Généraux de l’Education

Annexe 1 : Les épreuves du CEPE d'après l'arrêté du 14 mars  1887

Epreuve
durée
Note
1° série d'admissibilité
Rédaction
1h
10
Ecriture

10
Dictée

10
Calcul
1 h
10
Couture pour les jeunes filles
1h
10
2° série : Oral
25 mn

Lecture

10
Analyse d'une phrase de la lecture ou écrite au tableau

10
Eléments de l'histoire et de la géographie de la France
10
Calcul

10
Matières facultatives


Dessin , question d'agriculture, Arabe ,Italien



















Pour les matières facultatives seules les notes de 5 seront portées sur le certificat
Source : Bulletin Officiel  de l’instruction publique - N° 6 du 15 mars 1887.
 p 117 ,118 ,119.

Annexe 2 : Les épreuves du CEPE d'après l'arrêté de Février 1944

Epreuves
durée

note

Français
Rédaction
50 mn
20
Ecriture
10
Dictée et questions
40 mn
20
Calcul
50 mn
30
Histoire, géographie et sciences
30 mn
20
Langue Arabe
1h 10
30
Rédaction
Texte  dont les élèves indiquent les désinences casuelles manquantes et la justification
2 questions de vocabulaire et de langue
Dessin et Couture
50 mn
10
Oral
Lecture et récitation en Français
20
Lecture et récitation en Arabe

20

Remarque : les épreuves d'arabes sont obligatoires pour les élèves qui ont suivi l'enseignement de l'arabe dans les établissements où l'enseignement de cette langue est régulièrement organisé.
Source :B.O. de la direction de l'instruction publique et des beaux arts, décembre 1942 à Janvier 1944 N°9 ,57° Année.

Annexe 3 : Statistique  des candidats tunisiens musulmans à l’examen du CEPE à l’époque du protectorat

Session
Présentés
Admis
1946
2560
1160
1950
5193
2365
1951
7732
2741
1952
6371
2003
1953
7743
2281
1954
8501
3406
1923
2344
1363



 Annexe 4-  les épreuves selon l’arrêté du 15 avril 1959
Note
durée
Epreuves
Epreuves  de langue arabe
10
50mn
Rédaction simple
5

Ecriture
10
10

25mn
Texte  à reproduire :
 Mettre la désinence casuelle à &o mots soulignés  avec justification entre parenthèses ( sujet, verbe …)
 3 questions sur le texte de compréhension, de vocabulaire et de morphologie

Note
durée
Epreuves
Epreuves  de langue Française
10
25 mn
dictée

5

Questions sur la dictée (grammaire et conjugaison)

10
30 mn
Court développement

5

Ecriture sur le développement


Note
durée
Epreuves

10
20 mn

Connaissances usuelles
ou
Histoire et géographie«

«le choix est effectué par le Secrétariat d’Etat de l’Education à la fin du deuxième trimestre.

Note
durée
Epreuves

8
12
5
50 mn
3 questions
Un problème
Calcul mental

Calcul


Epreuves orales
5
5


 Lecture et récitation arabe
Lecture et récitation française




Annexe 5 : Les épreuves selon l’arrêté  1963

Les épreuves de la première série
Durée
coefficient
Epreuves de langue Arabe
20 mn
½
Voyellation
20 mn
2
questions
50 mn
2 et  ½
Rédaction


Epreuves de langue française
20 mn
1
Dictée
½
1
Questions
1
Développement
60 mn
2
Calcul

Les épreuves de la deuxième série
Durée
coefficient

30 mn
1
Connaissances usuelles
30 mn
1
Histoire et géographie
30 mn
1
Dessin

½
calcul mental




[1] Un document manuscrit de la Direction des Examens ; archives des diplômes nationaux ,daté du 16 novembre 1983 ,diplôme n°10
[2] Louis Machuel : 1848 – 1908- Premier Directeur de l'instruction publique en Tunisie, après l'établissement du Protectorat. Très attaché au bilinguisme, il fut le créateur des écoles franco-arabes.
[3] Bakalti ;Souad,La femme tunisienne au temps de la colonisation 1881- 1956 ; l’Harmattan  1996 ;307 PAGES .
[4] Dispositions règlementaires concernant le  certificat d’études élémentaires applicables en Tunisie ; 14mars 1887 .Bulletin Officiel de  l’instruction publique. N°6.  15 mars 1887.
[5] La direction de l’enseignement public  (DEP) changea de nom, elle devient la direction de l’instruction publique ( DIP)
[6] Arrêté du 15 février 1936 : Session d’octobre
[7] Rapport remis au résident général de France, à Tunis, sur l’examen du Certificat d’études primaires (année scolaire 1889-90)  par Machuel le Directeur de l’Instruction Publique en Tunisie - Bulletin officiel de l’instruction publique – Août 1890 N°37, 4° année, p. 510.
[8] Bakalti,op cité
[9] Décret du bey Mohamed Lamine bey du 26 avril  1956 portant institution d’un examen de fin d’études primaires ; Jort n°34 – 74 année ; daté du 27 avril 1956
[10] La loi 58 n’a évoqué que les diplômes  qui sanctionnent l’enseignement moyen et l’enseignement secondaire
[11] Décret 14 – 1961 du 3 janvier 1961 relatif à l’enseignement primaire ; Jort n°1 , daté du 3 – 6 janvier 1961
[12] Arrêté daté du 15 avril et publié au journal officiel n°22  daté du 17 avril 1959
[13] Arrêté daté 31 mai 1963, Jort n° 27 du 4-7 Juin 1963
[14] - Le certificat de fin d’études primaire a cessé d’exister sur décision du Secrétaire d’état au plan , à l’économie et l’éducation qui l’avait annoncé , le 14 avril 1968 ,au cours d’une réunion  avec les directeurs régionaux de l’enseignement ; et ce qui était anecdotique  c’est que les raisons invoquées par le Secrétaire d’état n’avaient pas de rapport avec l’éducation ; «  En ce qui concerne le certificat de fin d’études primaires , il ya lieu de remarquer que les journaux passait près de 3 mois !! à publier les résultats de ce certificat. Cette opération dénote, à mon avis, une mentalité rétrograde, revêt un caractère purement commercial. On pourrait donc se passer de ce certificat qui n’a plus sa raison d’être » Discours de M° Ahmed ben Salah ; publication du secrétariat d’état  à l’éducation.
[15]- Le certificat d’études primaires a été suspendu  par le décret du 28 Août 1987, la décision est devenue effective le premier Janvier 1991.
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