dimanche 14 janvier 2024

Le Conseil supérieur de l'éducation en Tunisie : expériences passées et actuelles


 



D.C.Zaouali

Le blog pédagogique invite cette semaine le chercheur M.C. Zaouali pour qu'il présente à ses lecteurs une réflexion autour du
Conseil supérieur de l'éducation attendu, en commençant par un bref historique des expériences précédentes depuis l'époque de la colonisation française pour arriver à la dernière expérience du début des années 2000, Ensuite le chercheur nous parle du conseil supérieur de l'éducation attendu, en évoquant les principaux enjeux et les défis nationaux et internationaux qu'il doit relever.


 Pour terminer sa réflexion par une série de recommandations et de propositions très intéressantes relatives à la composition du futur conseil,  son fonctionnement à même d'assurer une participation efficace à la mise à niveau du système éducatif tunisien.

Le blog pédagogique remercie M° Zaouali pour la pertinence de ses réflexions  et pour nous avoir permis de les partager avec ses lecteurs

 

 

 

 

"Nous devrions commencer par traiter les problématiques inhérentes à l'enseignement qui impactent tous les autres domaines et en raison du fait qu’il est le véritable moteur de l'homme et la force par laquelle il s'élève au-dessus de l'animal, et parce que ce qui est mis dans l'esprit, est, ce qui donne la véritable orientation à la nation soit vers l'avant ou vers l'arrière.  La différence entre l'homme et les troupeaux de bétail, c’est ce qui imprègne l'esprit… »

Extrait du discours du président Habib Bourguiba au collège  Sadiki à l'occasion de la Journée du savoir, le 25 juin 1958.

 

 

L'introduction

Depuis l'annonce de la Présidence de la République en 2019 quant à la création du Conseil supérieur de l'éducation, puis du Conseil supérieur de l'éducation et de l'enseignement , qui figure  dans la Constitution du 25 juillet 2022[1], on a assisté le 6 février 2023, à l’annonce du projet de texte qui organisera le Conseil supérieur de l'éducation et de l'enseignement  en Tunisie, parallèlement à cela des débats intensifiés sur cette question ont vu le jour dans la sphère publique et les questions abondaient sur le statut de ce conseil, son prérogatives  et les enjeux auxquels il devrait faire face.

Nous cherchons à travers cet article, à contribuer au débat  autour de ce conseil, en tant qu'une composante du débat général sur la réforme du système éducatif en Tunisie[2], et comme étant une étape essentielle dans le processus de réalisation du nouveau contrat social pour l'éducation, tel que proposé par l'UNESCO. Rapport publié le 10 novembre 2021.

Nous commençons par des données historiques sur l'organisation du Conseil supérieur de l'enseignement en Tunisie, d'abord avec son émergence pendant l'occupation française puis pendant la période de l’après 1956, avec le régime de Bourguiba (1957-1987) puis avec le régime de Ben Ali. (1987 à 2011), pour formuler quelques observations générales et tirer certaines déductions, Nous concluons par un questionnement et des remarques sur les défis et enjeux majeurs qui se poseront au futur Conseil supérieur de l'éducation et de l'enseignement.

Premièrement : L’organisation juridique du Conseil supérieur de l’enseignement en Tunisie avant 1956

On retrouve des traces juridiques du Conseil supérieur de l’enseignement, depuis les premières années de l'occupation française de la Tunisie, dans le chapitre trois de la loi de 1888, la première loi sur l’enseignement, promulguée par décret d'Ali Bey sous l'appellation  de conseil de l’instruction publique, puis sous  différentes autres appellations comme : le conseil de l'enseignement public (1903)  puis de nouveau au Conseil de l'instruction publique  (1906). Ce conseil avait des prérogatives pédagogiques et disciplinaires, à l'instar du « Conseil supérieur de l’instruction publique en France », puisque « les dispositions juridiques qui se décidaient  en France, étaient appliquées directement dans les colonies »[3].

Pour évaluer cette expérience, il serait important de s’attarder sur la politique française en Tunisie et sur les « fondements de l’école tunisienne » telle que formulée par l’occupant français, et surtout sur son impact par rapport aux étapes ultérieures. Nous nous limitons à rappeler le rôle joué par Louis Machuel, premier directeur de l'instruction publique en Tunisie (de 1883 à 1908) (il est connu pour être  «l'architecte du bilinguisme  imposé avec la dominance de la langue française. »[4] .Dans son discours prononcé à l'occasion de sa prise de fonction  en 1883, il déclarait : « ... je disais qu'il fallait créer  le plus rapidement possible  mais avec discernement …un réseau d'écoles dans lesquelles les enfants de toutes nationalités viendront apprendre notre langue et façonner leur cerveau aux idées françaises»[5] .

On peut conclure, de manière générale, que le conseil de l’instruction publique pendant la période coloniale était, comme les autres « institutions de modernisation » et les  « réalisations » de cette période, au service des intérêts et des objectifs du colonisateur, et elles étaient  conçues pour être, principalement, au  service  des communautés françaises et européennes qui vivaient dans notre pays. Quant aux autres conséquences positives possibles au bénéfice des Tunisiens, elles surviennent de manière accidentelle et involontaire, en raison du phénomène d'acculturation[6] qui caractérise les Tunisiens en général.

 

Deuxièmement : L’organisation juridique du Conseil supérieur de l’éducation après 1956

Après l'indépendance, et dans le cadre de la création de l'État national, nous  trouvons  l'article 38 de la loi (118-1958) sur l'enseignement, qui insiste sur la création d'un conseil supérieur de l'éducation nationale, qui "est appelé à donner son avis  sur les questions relatives  à l'enseignement, et notamment la création des établissements  scolaires, les programmes des  études  et des examens, et sur les  livres autorisés à être introduits dans les écoles, ou qui doivent être interdits, notamment  ceux qui sont contraires à l'ordre public, aux lois ou aux bonnes mœurs" . Par la suite, le décret  n° 403-1962 a précisé  la composition du Conseil et les tâches qui lui étaient assignées;  Cependant, comme le conclut le chercheur Mokhtar Al-Ayachi, « tout  cela est resté  « des mots en l’air », peut-être en raison des circonstances politiques qu'avait  traversées l'Etat national  lors de sa création (l'opposition Yousséfiste,  puis la tentative de coup d'État du groupe de Lazhar –Charaiti« [7]

  Par la suite, le Conseil suprême de l'éducation a été rétabli et sa composition et ses prérogatives organisés en 1971 ( le ministère de Chadli Ayari), puis en 1977 (le ministre Mohamed Mzali), puis le 15 octobre 1988 (le ministre Mohamed Al-Hédi Khlil),  lorsque le Conseil consultatif pour l'enseignement supérieur et la recherche scientifique et le Conseil supérieur de l'éducation ont été fusionnés dans un seul conseil devenu le Conseil suprême pour l'éducation, l'enseignement supérieur et la recherche scientifique. Plus tard,  ce conseil  a été réorganisé le 30 août 1989 (à l'époque du Ministre Mohamed Charfi(

Nous pouvons constater, à travers les dates et les noms des différents ministres, « que la création du Conseil supérieur de l'éducation était liée aux périodes de transition  et de crises qui ont secoué l'espace éducatif… L'enseignement  était, chaque fois , appelé  par le politique à s'adapter  au niveau de la législation, de l'organisation ou du travail, pour répondre  à un quelconque objectif ou  pour accélérer un changement ou faire face à une crise. »[8]

Notons également que les conseils, créés après l'indépendance, ne se sont réunis qu'à deux reprises : la première réunion avait eu lieu le 9 juillet 1971, sous la direction du Premier ministre Hédi Nouira, « dans  une conjoncture politique particulière, notamment après la destitution du ministre de l’éducation, Ahmed Ben Saleh, et l’abandon de la politique des coopératives».[9]

Quant à la deuxième réunion, elle s'est déroulée « le vendredi 6 janvier 1989, au Palais du Gouvernement de la Kasbah, où s'étaient réunis les membres du Conseil suprême de l'éducation et de la recherche scientifique, à l'époque du ministre de l'Éducation, Mohamed Hédi Khlil, et présidée par le Premier ministre, Hédi Baccouche, la séance a été consacrée à l'examen de la réforme du système éducatif et de son cadre législatif, sur la base d'un document préparé par le ministère de l'Éducation nationale. Cette séance a connu la participation de nombreux membres du gouvernement et de représentants des syndicats et d'organisations nationales. , dont la Ligue tunisienne de défense des droits de l'homme, représentée par son président par intérim, Mohamed Charfi, qui a été le premier à intervenir lors du débat[10]. Quelques mois plus tard, plus précisément le 11 avril 1989, Mohamed Charfi est nommé ministre de l'Éducation et des Sciences, à savoir suite à la proclamation des résultats des élections présidentielles et législatives du 2 avril 1989.

Nous  pouvons rappeler ici, les conclusions du regretté chercheur Habib Ayed, dans son étude intitulée « Sur la réforme éducative de 1991 entre le texte officiel et le texte absent (au-delà de la loi de l'enseignement) », où il soulignait « la position fragile du conseil supérieur de l'éducation», et comment « l'état du Conseil supérieur de l'éducation et son rôle dans deux projets gouvernementaux de réforme de l'éducation entre les années 1988 et 1989 que nous  pouvons considérer comme un exemple  significatif sur le degré  de dépendance de l'éducation et de l'enseignement  au pouvoir exécutif représenté par le gouvernement et la présidence... ce qui a fait que le secteur de l'enseignement a manqué de la stabilité nécessaire qui lui permettrait de se développer de manière équilibrée, loin de toute polarisation. [11]».

Dans le même contexte, l’historien Hédi Timoumi considère que « le but non déclaré de la loi de l’enseignement de 1991 est de couper l’herbe sous les pieds des islamistes fondamentalistes… » Il considère également que « l’éducation est passée d’une « pyramide » du temps de Bourguiba à une « tumeur » du temps du deuxième président, Zine El Abidine Ben Ali », pour plusieurs raisons qui ont contribué à « corrompre les performances de l’école tunisienne », dont les multiples manifestations  sont « l’instrumentalisation politique de l’éducation » et la transformation de l’économie tunisienne en une économie orientée principalement vers des visées dictées par l’étranger, c’est-à-dire les objectifs du « néolibéralisme mondialisé », qui a conduit à la mercantilisation de l’école tunisienne»[12].

En 2000, en s'appuyant sur l'article 2 de la loi de 1991 le Conseil supérieur de l'éducation a été rétabli et le Conseil supérieur de l'éducation et de l'enseignement supérieur aboli . Le conseil n'a pas survécu longtemps, il est remplacé, en 2002, par le Conseil supérieur du développement des ressources humaines[13].

La dernière organisation de ce conseil remonte à 2010, lorsque plusieurs conseils consultatifs supérieurs ont été réorganisés, et plusieurs anciens conseils ont été supprimés par le décret 3080-2010, relatif  à la création des conseils supérieurs consultatifs, qui «se veulent un espace pour l'étude, le dialogue et la concertation autour des politiques et des programmes nationaux relevant de leurs compétences, ils s'intéressent également au suivi de leur exécution.»[14]

De manière générale, on peut conclure que ces « conseils supérieurs » et autres institutions que le régime de Ben Ali tenait à créer n’ont pas eu un réel effet sur le terrain. Le régime de Ben Ali, comme l’a confirmé l’une des expertes des affaires tunisiennes: « …n'a cessé  de courir  derrière ... la réalisation  des longueurs d'avance  tunisiens[15] », c'est-à-dire la volonté d'être premier en tout, dans la signature des accords internationaux ou régionaux, dans les performances économiques et sociales, dans la mise en œuvre de nouvelles réformes, et de nouvelles normes internationales à la mode. [16] Cependant, dans la pratique, l'écart se creuse entre ces normes internationales et les limites de leur mise en œuvre dans la réalité tunisienne. Dans le domaine de l'éducation, il y a un déficit total dans le suivi des projets de réforme et nombre d’entre eux ont été abandonnés avant terme.

 Troisièmement : Questions sur les défis et les enjeux les plus importants auxquels sera confronté le prochain Conseil supérieur de l'éducation et de l'enseignement

1) Des grands défis et enjeux posés au niveau national

Dans quelle mesure le système éducatif tunisien a-t-il réussi à se débarrasser des vestiges du colonialisme français et à revoir « les fondements de l'école tunisienne » tels qu'ils avaient été   formulés par Jules Ferry, « le père de la politique française en Tunisie », selon Louis Machuel? Ou tels qu'ils étaient dans le projet de réforme élaboré par M. Jean Debiesse?[17]

  Jusqu'à quand va persister le processus de « sélection » et d'imitation des modèles français dans le secteur de l'éducation et de la formation, sachant qu'ils ne sont pas les meilleurs au monde ? Nous nous basons , dans notre jugement, sur nos études précédentes, à savoir qu'il existe de nombreux indicateurs selon lesquels les décideurs tunisiens cherchent à imiter le modèle éducatif français à travers le transfert « quasi-automatique » d'un certain nombre d'approches et de programmes d'innovation tels que les écoles à priorité éducative, les apprentissages optionnels, la pédagogie du projet, le décret  qui organise la vie scolaire…, mais nous constatons aussi une absence totale d'autres programmes qu'on semble ignorer comme « la philosophie pour les enfants », et « l'éducation aux médias »[18].

• Pourquoi y a-t-il eu de nombreux projets successifs de réformes et d'innovation dans le domaine de l'éducation et de la formation professionnelle, au fil des décennies, et des milliards dépensés à chaque réforme éducative, mais la moisson est restée maigre, au contraire, de nombreuses études confirment même une baisse des acquis réalisés par le passé ?

·       • Comment faire face au problème de l'instabilité du secteur éducatif et aux troubles persistants qu'il vit depuis des décennies ? Comment rompre avec l’instrumentalisation politique et syndicale de l’éducation en Tunisie ? Comment pouvons-nous garantir qu’un parti ou un courant idéologique particulier  ne puisse pas monopoliser la réforme et l’avenir de l’éducation ?

• Comment faire face aux insuffisances structurelles accumulées auxquelles le système éducatif est confronté depuis des décennies ? (8 dysfonctionnements majeurs, selon une étude de la Banque mondiale de 2001, auxquels s'ajoutent ceux apparus  après cette date et qui se sont aggravés ces dernières années (comme les cours particuliers, la violence et la drogue...)

2) Sur les défis et enjeux posés à l'échelle  mondiale :

• Comment faire face aux risques et aux défis mondiaux produits de la mondialisation, de la révolution de l'information et de la communication, de l'intelligence artificielle et de l'automatisation ? Ces défis sont nombreux et gagnent en ampleur tous les jours : changement climatique, populisme, transformations du monde du travail, fracture numérique…[19]

• Comment pouvons-nous interagir avec les recommandations internationales dans le domaine éducatif et les utiliser à bon escient pour résoudre les problèmes actuels et non nous embourber davantage dans l'aliénation, la dépendance et l’aggravation de la situation ?

• Comment faire la distinction entre les recommandations internationales qui servent les valeurs du marché et la marchandisation (la vision utilitariste de la Banque mondiale) et celles qui servent les valeurs de citoyenneté, de droits de l'homme et de durabilité ? (vision humaniste de l'Unesco).

• Comment pouvons-nous profiter du rapport de l'Unesco sur l'avenir de l'éducation à l'horizon 2050 pour formuler et mettre en œuvre le nouveau contrat social pour l'éducation et l'enseignement requis aujourd'hui en Tunisie ? (Le rapport propose à toutes les parties à tous les niveaux de répondre à 3 questions fondamentales, qui étaient présentes lors de la consultation internationale, le rapport a fait des suggestions pour y répondre :  Que devons-nous conserver des pratiques éducatives? Que devons-nous abandonner? Et que devons-nous entièrement réinventer?[20]

3) Les défis et les enjeux de l'organisation du futur Conseil supérieur de l'éducation et de l'enseignement.

• Le Conseil va-t-il superviser la réforme à venir par l'intermédiaire de ses commissions spécialisées et de ses séances plénières ? Ou va-t-il se contenter de donner  son avis sur les résultats du travail d'autres parties au sein des ministères concernés ou des organismes politiques, syndicaux, académiques ou autres ?

• Que le Conseil va-t-il faire face à l'état de grande dispersion ou de fragmentation qui caractérise les structures de tutelle de l'éducation et de la formation dans notre pays[21] ? Quels seront ses rapports avec les différents acteurs concernés par la question éducative, qu’il s’agisse de structures publiques ou de structures élues, comme la Commission chargée de l’éducation, de la formation, de la recherche scientifique, de la jeunesse et des sports de l’assemblée des représentants du peuple, ou des associations et organisations nationales et internationales ?

• Le Conseil sera-t-il capable d’élaborer une vision globale et de tracer une politique publique intégrée, capable de rompre avec l'état d'isolement et de séparation qui caractérisent le fonctionnement des structures publiques ?

• La composition du futur CSEE, qui a atteint  197 membres lors d'une expérience antérieure, ne constitue-t-elle pas un obstacle à la résolution des différends et à la prise  de décision sur les questions soulevées ? Comment le Conseil fera-t-il face au danger de reproduire ce qu'avait connu la Tunisie avec l'expérience des parlements d'après 2011, comme controverses idéologiques et identitaires et de faux consensus, au service d'intérêts personnels et factionnels ?

 

Propositions finales

- Se doter d'un organe exécutif ou d'une administration ayant le pouvoir de décision  ou de modification dirigée par un directeur exécutif , des membres élus et des délégués.

- Recourir  aux « retraités » parmi  les experts tunisiens dans les différents domaines dont le CSEE aurait besoin, que ce soit en tant que membres du Conseil ou au sein des commissions permanentes ou temporaires compétentes ou au sein de l'organe exécutif mentionné ci-dessus.

- Editer et publier  des ouvrages et des périodiques, sous la forme  papier et  électronique, comme les « Cahiers du Conseil » en Algérie depuis 1996 et les « Cahiers de l'éducation et de formation »[22] au Maroc depuis 2009.

-  Superviser  un processus durable de débat public sur la réalité de l'éducation et son avenir en Tunisie, à travers des consultations électroniques, des recherches, des rapports, ou des dialogues  dans l'espace public et dans divers médias, notamment une plateforme électronique permanente, où l'interaction se déroulera à travers l'évaluation et l'expression d'opinions sur tout le travail accompli par le Conseil et ses structures, à l'instar de la plateforme de l'Unesco ou des plateformes nationales dans différents pays du monde, comme la plateforme marocaine « Notre École ».

- Instituer des prix nationaux et des récompenses pour les éducateurs innovants et capitaliser les initiatives individuelles et collectives réussies qui contribuent à incarner les visions et les objectifs stratégiques que le Conseil fixera dans le cadre du nouveau contrat social pour l'éducation et l’enseignement en Tunisie à l'horizon 2050.

 

Dr. Mustapha Chikh  Zaouali - chercheur en sciences de l'éducation.

Tunis, juin 2023.

Traduit par Mongi Akrout & Mustapha Chikh  Zaouali

 Pour accéder à la version AR, cliquer ICI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



[1] L'article 135: le conseil supérieur de l'éducation et de l'enseignement  donne son avis sur les grands plans  nationaux relatifs à l'éducation, l'enseignement, la recherche scientifique, la formation professionnelle et les perspectives de l'emploi. Sa composition , ses prérogatives et son fonctionnement  seront fixés par la loi.

[2]

[3] H.Bouhouch & M. Akrout ( 2020) Le blog pédagogique – 23 mars 2020.

  https://bouhouchakrout.blogspot.com/2020/01/breve-histoire-du-conseil-superieur-de.html#more

 

[4] Il est considéré comme le fondateur des écoles franco-arabes en Tunisie, il était parmi les célèbres orientalistes qui avait appris le Coran, il a du faire face à une forte opposition  de la part des colons français qui rejetaient sa politique scolaire ( pour plus d'information, voir le blog pédagogique

[5] « L’enseignement public en Tunisie » rédigé Louis Machuel , le  directeur de l'instruction publique 1883-1906, cité dans les pages 197- 202 du livre d’Ahmed chabchoub « Ecole et modernité en Tunisie et dans le monde arabe. Texte 12 : l’œuvre scolaire de la France en Tunisie » Paris : L’Harmattan. 2000

 

[6]  Le phénomène d'acculturation  est le passage d'un mode culturel local vers un mode culturel externe, il traduit l'ouverture des tunisiens et leur adhésion aux idées nouvelles venues de l'est ou de l'ouest, cette ouverture a caractérisé la Tunisie  depuis de longues dates par rapport à la majeure partie des autres pays  arabes et musulmanes, l'historien Mokhtar Ayachi  explique ce phénomène par le fait qu'il s'agit qu'il lié existentiellement au peuple tunisien qui considère leur pays, depuis les temps anciens jusqu'à nos jours, comme un carrefour de civilisations, de langues  et de cultures"

[7]  H.Bouhouch & M. Akrout ( 2020) Le blog pédagogique – 23 mars 2020 ; brève histoire du conseil supérieur https://bouhouchakrout.blogspot.com/2020/01/breve-histoire-du-conseil-superieur-de.html#more

[8] الحبيب عيّاد( 2016) ،  في الإصلاح التربوي لسنة 1991 بين النص الرسمي والنص الغائب( ما وراء قانون التعليم) . دراسة ضمن مؤلف جماعي تحت إشراف عادل بلكحلة : في نقد المدرسة التونسية من خلال تجارب ميدانية .

[9]الهادي بوحوش و المنجي عكروت ( 2020) . أشغال المجلس الأعلى للتربية القوميّة - الدّورة الأولى- 9 جويلية 1971 المدونة البيداغوجية،  23 مارس 2020 .

 

[10] H.Bouhouch &M.Akrout, (2020) , Contribution de Mohamed Charfi au débat du Conseil Supérieur de l'Education, de l'enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique (session du 6 janvier 1989),le blog pédagogique,

https://bouhouchakrout.blogspot.com/2020/06/contribution-de-mohamed-charfi-au-debat.html

 

[11] H.Ayed , 2016

[12] H.Timoumi ( 2016) , l’enseignement de l’ignorance à l’ère de la mondialisation et la réforme éducative en Tunisie. Ed.M.Ali Hammi.2016, p .16.( en arabe)

 

[13] محمد الحداد : المجلس الأعلى للتربية والتعليم القديم المتجدد مجلّة حروف حرّة، العدد 24، مارس 2023

https://tounesaf.org/wp-content/uploads/2023/03/Hourouf-Horra-24-March-2023.pdf

[14] Décret n° 2010-3080 du 1er décembre 2010, portant création des conseils supérieurs consultatifs. http://www.iort.gov.tn/WD120AWP/WD120Awp.exe/CTX_3200-54-UuyMWGyhUU/RechercheTexte/SYNC_1712783078

[15] Le primisme Tunisien

[16] Béatrice Hibou,(sans date) « Tunisie : d’un réformisme à l’autre » FASOPO, Paris p262

https://fasopo.org/sites/default/files/legscolonial_bh_1205.pdf

[17] A propos du rapport entre le projet de réforme conçu par Debiesse et la réforme de Messaadi , le chercheur Mahmoud Abdelmoula  écrivait ceci :«   « Il est curieux de constater que le Ministre de l’éducation nationale، M. Lamine Ach-Châbbî، fut démis de ses fonctions، parce qu’il aurait été favorable à l’arabisation de l’enseignement، et néfaste à l’application du «projet de la réforme de l’enseignement en Tunisie ».  Ce fameux projet a été élaboré par M. Jean Debiesse… Mahmoud Al-Messaadi, directeur de l’enseignement secondaire au Ministère, fut appelé à la place de Md Lamine Chebbî pour mettre en œuvre le projet de réforme de M. Debiesse … »Abdelmoula, M. (1971). L’université zaitounienne et la société tunisienne. Tunis, Tunisie .. ( extrait du blog pédagogique , Les réformes scolaires depuis l’indépendance : Deuxième chapitre : la réforme de 1958 ( partie 1)

 28 décembre 2015). https://bouhouchakrout.blogspot.com/2015/12/les-reformes-scolaires-depuis_28.html#more

[18] مصطفى الشيخ الزوالي:"اتجاهات المدرسين إزاء التجديدات البيداغوجية المؤسساتية في تونس: التعلمات الاختيارية ومادة إنجاز مشروع نموذجا" أطروحة دكتوراه في علوم التربية بكلية العلوم الإنسانية والاجتماعية . جامعة تونس. جوان 2015.

 

[19] Revoir le rapport de la commission mondiale sur l'avenir de l'enseignement à l'horizon 2025 , particulièrement le 2ème chapitre  sous le titre " les troubles et les changements naissants  qui traite les changements dangereux qui vont apparaitre dans 4 domaines : l'environnement, la technologie, la  politique , et l’avenir du travail.

[20] La consultation nationale sur la réforme du système éducatif en Tunisie comprend 5 axes principaux et un dernier axe intitulé " ESPACE LIBRE" divisé en 3 sous-espaces  sous les titres suivants : Que garder et améliorer, que faut-il abandonner, que devons- nous créer en rapport avec les spécificités de la société tunisienne.

[21] Au moins 11 ministères sont concernés : l'éducation, l'enseignement supérieur, la formation professionnelle,  la santé, la femme, la culture, la défense nationale, l'intérieur, l'agriculture, le tourisme, les affaires religieuses0

[22] https://www.csefrs.ma/

 

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