lundi 4 février 2019

Les réformes éducatives depuis l’indépendance : Partie 10 : la loi d’orientation pour l’éducation et l’enseignement scolaire ou un système éducatif qui tend vers la professionnalisation et les critères internationaux.( deuxième partie)


Hédi Bouhouch
Nous poursuivons cette semaine la présentation de  la réforme de 2002 , pour revenir  à la première partie présentée la semaine précédente, CLIQUER ICI

Mais avant nous aimerons partager avec nos lecteur un commentaire  très intéressant qui nous est parvenu de la part de notre collègue  Abdessalem BOUZID , inspecteur général de l'éducation en réaction  au billet de la semaine passée 

"Chers collègues, je n'ai aucune remarque à faire sur la conceptualisation de la réforme, ni sur votre excellent compte rendu de cette réforme. Toutefois la même mèche douloureuse taraude mon esprit depuis le début de mon engagement dans ce secteur professionnel:je suis persuadé que le politique se maquille avec un beau discours "scientifique" pour camoufler sa laideur pratique et idéologique. Je suis encore choqué par 20 ans de pratique de l'APC sans APC. Cette approche n'était comprise ni maîtrisée par presque personne. Les très bons enseignants étaient comme Mr Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir. Donc, à la limite, l'approche ne leur avait apporté que plus de rationalisation et de clairvoyance en leur permettant de mettre des mots sur leur pratique. Dans la plupart des classes que j'ai eu la chance de visiter je n'ai vu qu'une caricature des compétences, des projets et de l'évaluation, ce qui me permet d'énoncer lapidèrement qu"on faisait des compétences sans compétence, de l'évaluation formative sans évaluation et sans formation et des projets de classe ou d'école sans aucune portée projective ou formative. Certes, j'ai eu le plaisir et la chance de travailler avec des enseignants d'un haut niveau de professinnalisme et qui ont excellé aussi bien avec leurs élèves qu'avec les parents qu'ils ont drainés et dont ils ont fait des partenaires réels et des acteurs pédagogiques d'une efficacité remarquable. Je les remercie encore et je suis certain qu'ils se reconnaîtront."

Avant propos
Cette note s’intéresse à la période  qui correspond au passage du Professeur Moncer Rouissi au ministère de l’éducation et de la formation entre le 25 janvier 2000 et le 25 août 2003 .


Il semble que l’apparition de nouvelles approches pédagogiques , l’intérêt porté aux grands projets éducatifs et le désir de placer le système éducatif tunisien  sur la voie des systèmes éducatifs  connus par l’efficacité  de leur  rendement et la qualité de leurs output , ont été parmi les facteurs qui accélérer la décision de remplacer la loi de l’enseignement de 1991 ( dix ans seulement après sa promulgation)[1]  par une nouvelle loi qui a essayé de s’adapter aux  grandes mutations auxquelles est confronté le système éducatif tunisien au niveau de l’enseignement secondaire.

4)   Les mesures d’application pour appuyer la nouvelle loi : Le programme pour la mise en œuvre  du projet de l’école de demain (2002/2007)

Nous avons déjà évoqué les grandes orientations arrêtées par le rapport final de l’école de demain, et qui ont donné naissance  par la suite  au programme pour la mise en œuvre en 2002, le programme a détaillé les différents axes et un calendrier pour la mise en œuvre qui s’étale sur cinq années.
 Pour permettre l’application du programme, le ministère de l’éducation et de la formation avait pris deux mesures :
La première consiste à former des cadres spécialisés dans les domaines de l’ingénierie des programmes  et l’élaboration des manuels scolaires, cette formation eut lieu au canada et a touché un certain nombre d’inspecteurs.

La deuxième fut la production  d’un document de référence pour l’élaboration des programmes scolaires , dénommé «  le programme des programmes » , l’importance de ce document réside dans le fait qu’elle explique les motifs qui étaient à l’origine de l’adoption de l’approche par compétences dans la conception des nouveaux programmes  , ainsi  le document  a fixé , pour la première fois dans l’histoire de l’école tunisienne, les compétences que l’élève tunisien devraient acquérir et leur répartition sur les divers cycles , il a aussi établi les compétences prévues pour chaque domaine ( langues, sciences , technologie…), que les commissions des programmes devraient s’y référer pour confectionner les programmes des différentes disciplines.[1]
4)   Les mesures relatives au régime des études
§  L’enseignement de base
-         Création d’une année préparatoire (préscolaire) qui fait partie de l'enseignement de base, sans être ni obligatoire ni gratuite, ses programmes permettent  de développer les capacités de communication orale, les sens, les capacités psychomotrices, et la saine perception du corps. Ils  permettent  en outre d'initier les enfants à la vie en groupe » art 16.

-         L’adoption d’une nouvelle grille horaire pour les deux cycles  l’enseignement de base, dont l’entrée en vigueur devrait se faire progressivement année par année pour des raisons logistiques et des contraintes budgétaires.
Tableau : nouvelle grille horaire
niveau
horaire hebdomadaire
1er et 2ème année
20 h
3ème et  4ème année
25 h
5ème et  6ème année
30 h
7ème ,  8ème  et 9ème année
33 h

-                Rédaction de nouveaux programmes de l’école primaire  selon l’approche par compétences et suivant  un découpage des apprentissages, en 3 cycles distincts[2] et l’élaboration de manuels et de guides conformes à la nouvelle approche et l’adoption d’un nouveau système d’évaluation qui utilise le concept de degré de maîtrise de la compétence.
-                Dans le cadre de l’équité entre les régions et les écoles , le ministère a lancé un projet innovant qui concerne un type particulier d’écoles primaires , appelées les écoles  PEP  qui  ont bénéficié du   «  projet d’éducation prioritaire » ( PEP). Il s’agit d’établissements connus par la faiblesse de leurs résultats (taux de redoublement et de décrochage élevés), 90% de ces établissements  se trouvent en zone rurale, le projet d’éducation prioritaire devrait agir sur l’infrastructure et les équipements  (construction de salles polyvalentes pour les activités culturelles et sportives / matériels informatiques et photocopieurs et outils didactiques  )  et  il  devrait agir aussi sur l’organisation pédagogique : réserver deux heures et demi hebdomadaires par classe pour l’encadrement et le soutien des élèves en difficulté,  « assurer une plus grande stabilité  des enseignants et des directeurs dans ces écoles en leur accordant des bonifications  des années passées dans une école PEP »  , « renforcer les capacités du personnel de ces établissements à travers  un programme de formation spécifique pour les enseignants qui exercent dans ce type d’établissements et leurs assurer un encadrement régulier de la part des conseillers pédagogiques et des inspecteurs".[3]
-                Généralisation des clubs d’anglais pour les classes de 5ème et de 6ème pour anticiper l’apprentissage de cette langue.
-                Elaboration de nouveaux programmes pour le deuxième cycle de l’enseignement de base selon l’approche par compétence et en conformité avec le programme des programmes et la confection des manuels et des outils didactiques compatibles et l’application du  PEP à un certain nombre d’écoles préparatoires ( collèges) à titre expérimental.
-                Introduction des sciences physiques  au niveau du collège (à partir de la 7ème année)
-                Le démarrage d’un nouvel apprentissage au niveau des collèges, ce sont des apprentissages optionnels en 8ème  et en 9ème , il s’agit d’apprentissage à caractère scientifique , technologique - professionnel  , littéraire ou artistique , qui pourraient « aider  l’élève à effectuer ultérieurement un choix qui correspond réellement à ses prédispositions et ses souhaits », ces nouveaux apprentissages «  sont conçus dans une approche intégrative et   inter disciplinaire permettant  de développer des compétences transversales et d’asseoir des habitudes du travail de groupe »[4] 
-                L’organisation du soutien et de la remédiation dans le cadre du programme des compétences de base dans les écoles concernées par le programme d’éducation prioritaire ( PEP)[5].

§  L’enseignement secondaire
-         La rédaction des programmes du de l’enseignement secondaire selon l’approche par compétences ( APC) et le programme des programmes.
-         l’élaboration des manuels scolaires et des outils didactiques compatibles avec l’APC.
-         Sélection des compétences nécessaires pour la poursuite des études supérieures, vu que le second cycle de l’enseignement secondaire est un cycle qui prépare à la spécialisation, il fut décidé  de partager l’horaire global consacré aux divers apprentissage de ce cycle selon le principe suivant : le tiers ( 1/3) pour les langues, entre le quart (1/4 ) et le tiers ( 1/3) pour les apprentissages spécifiques[6], le reste de l’horaire est réservé aux apprentissages qui renforce l’appartenance de l’élève à sa société et à la culture arabo-musulmane.
§    Démarrage de la réflexion sur de nouvelles filières afin de remédier les insuffisances des sections existantes , cette réflexion est faite sur la base de la distinction entre deux grandes voies , la première devrait préparer pour l’enseignement supérieur, et la deuxième  a une double finalité , elle devrait préparer les élèves à intégrer le marché de l’emploi sans fermer l’accès  à l’enseignement supérieur, les tendances qui avaient commencé à se préciser optaient pour une restructuration des filières :
-         La scission de section « lettres » en deux sections : une section pour les langues et une section pour les sciences sociales et humaines.
-         Le regroupement des sections scientifique en une seule section qui sera appelée : section « des sciences fondamentales et des sciences expérimentales.
-         La création d’une nouvelle section pour les sportifs de haut niveau qui sera appelée la section «  sport » et une filière qui mène au baccalauréat dans le domaine des arts.
-         La création de sections technologiques qui préparent aux baccalauréats technologiques dans le secteur industriel ( en association avec le Ministère de la formation professionnelle et de l’emploi) . un baccalauréat technologique dans le secteur des services.
§  Amélioration des mécanismes de l’orientation selon les trois principes suivants :
-          Utiliser les apprentissages optionnels pour aider l’élève dans son choix.,
-         Adopter l’orientation graduelle  de telle sorte que  « la 1ère année secondaire soit consacrée aux apprentissages tout en poursuivant le panachage par la voie des apprentissages optionnels » , la 2ème et la 3ème seront consacrées à une formation dans une famille de domaine d’apprentissage ( langues, sciences humaines, sciences fondamentales, technologie…), la 4ème sera l’année d’approfondissement dans l’une des branches faisant partie de la famille suivie par l’élève au cours des années précédentes.
-         Le troisième principe est la souplesse qui offre aux élèves la possibilité de changer de filières et de modifier son parcours
5)   La création de structures qui consolide la professionnalisation[7]
Depuis 2001  , dans le cadre  de la préparatif pour la nouvelle réforme le ministère a  entrepris de préparer les conditions favorables au développement de la professionnalisation qui était l’un des axes de la réforme , c’est dans ce cadre que s’inscrivent les mesures suivantes :
a.     Création du centre national de la formation des formateurs en éducation ( CENAFFE)[8] situé à Carthage , il s’agit d’une institution de formation dont la mission première est la formation des formateurs dont le système éducatif tunisien en a besoin , le centre se charge aussi de l’élaboration des référentiels de formations pour les différentes catégories de formateurs ainsi que la production d’études en rapport avec sa mission.
b.    L’adoption d’un nouveau statut pour le corps de l’inspection pédagogique[9] . Dès le mois d'octobre 2001  un nouveau statut est promulgué qui remplace celui de 1973, le nouveau statut visait à relever le niveau académique des nouveaux inspecteurs  du premier cycle de l’enseignement de base en exigeant le niveau de la maîtrise pour concourir, et en instituant un cycle formation post maîtrise  de deux années qui se termine par l’obtention d’une attestation qui autorise l’exercice du métier d’inspecteur ; cette formation a été confiée au CENAFFE  en se basant sur un référentiel précis qui allie l’aspect théorique et l'aspect pratique et qui couvre toutes les compétences se rapportant au métier de l’inspecteur ( ingénierie des programmes, préparation  des manuels et des outils éducatifs, l’évaluation des enseignants, des manuels et des programmes, la recherche pédagogique, animation pédagogique et la formation des enseignants…)

6)   Les mesures pour renforcer la composante de l’évaluation
a.     La réorganisation de la commission permanente de l’évaluation [10] en réduisant son effectif mais en conservant les mêmes prérogatives, cette commission se doit de faire un rapport annuel général et propose des programmes dans le domaine de l’évaluation, mais cette commission a pas eu le même destin que celle de 1998, toutes les deux sont restées lettres mortes.
b.    Axer les prérogatives du Centre National d’Innovation Pédagogique et de Recherches en Education ( CNIPRE)[11]  sur l’évaluation du système pédagogique et le suivi des innovations pédagogiques , le centre fut chargé dès sa création d’organiser la consultation nationale  sur le contrôle continu.[12]
c.     L’article 60 de la loi d’orientation a évoqué la question de l’organisation d’évaluations nationales périodiques non certificatives sur un échantillon d’élèves, il s’agit d’une sorte d’observatoire national pour vérifier si l’école a atteint ou non les objectifs qui lui ont été fixés tant au niveau de la qualité des acquis (c’est  dans ce cadre que s’inscrit la participation tunisienne aux évaluations internationales comme TIMSS et PISA) .
d.    Soumettre les établissements scolaires (écoles, collèges, et lycées) à « une auto évaluations et une évaluation externe qui prennent appui sur des indicateurs quantitatifs et qualificatifs établis à cette fin par le ministère chargé de l'éducation et faisant l'objet d'une révision périodique compte tenu des objectifs arrêtés à l'échelle nationale et au niveau de l'établissement lui-même. »[13] ces évaluations sont centrées sur l’établissement scolaire parce qu’il constitue le principal maillon  de la chaine éducative et le principal responsable des résultat de ses élèves.
e.     Aménagement du régime de l’examen du baccalauréat : à partir de la session de 2002 , le ministère avait décidé de modifier certains aspects dans le régime du baccalauréat , ces modifications[14] ont intégré les résultats du contrôle continue de la 7ème année dans le calcul de la moyenne finale de l’examen dans la proportion du quart ( 25%) si la moyenne annuelle permet d’améliorer la moyenne obtenue aux épreuves du baccalauréat, en plus de la modification des conditions de rachat pour faciliter ce dernier, ces deux modifications avaient permis de « doper » les taux de réussites , et ont fait l’objet d’une grande polémique qui continue encore aujourd’hui[15]

7)   Redéfinition des prérogatives du ministère
Un nouveau décret publié en 2002 a redéfini les missions du ministère de l’éducation et de la formation, en vertu duquel le ministère est appelée entre autre à :
-         « Garantir le droit à l'instruction et à la formation à tous les Tunisiens et à toutes les Tunisiennes, …, dans ce cadre, une attention particulière aux enfants ayant les besoins spécifiques et aux enfants des ressortissants tunisiens à l'étranger» [16] (art 1).

-         «  Développer le système d'éducation et de formation et le promouvoir de manière à contribuer à l'élévation du niveau général, scientifique et culturel, du peuple tunisien et à permettre aux individus d'accéder aux formes les plus élevées du savoir et aux plus hauts degrés de qualification… » (art 2)
-         «  Établir les référentiels, les normes et les standards nationaux requis dans les domaines de l'enseignement, de la formation et de l'évaluation, et veiller à leur application et à leur développement … » (art 6).

Quel bilan ?
Bien que le passage du professeur Rouissi fut relativement  de courte durée ( deux ans et 7 mois , du 25/1/2001 au 25/8/ 2003),le ministère a connu au cours de cette période des réalisations très importantes comme la loi d’orientation qui a mis les bases juridiques  de la nouvelle réforme,la mise en place de nouvelles structure de recherche er de formation des formateurs, l’introduction du principe de la professionnalisation  dans les divers domaine de l’éducation et de la formation , l’élaboration du document de référence : le programme des programmes, la rédaction des programmes  scolaires selon l’APC…
Cette période fut aussi une période des grandes devises comme la devise  de la « qualité » et celle « d’une école pour tous une chance pour chacun » ou encore celle de la « gestion  participative »des établissements scolaires grâce aux conseils élus et dans le cadre du projet de l’établissement. 
A son départ, le Ministre Rouissi, les nouveaux programmes de l’enseignement de base sont entrés en application , les structures d’évaluation , de formation et de recherche nouvellement créées avaient commencé à fonctionner, la professionnalisation faisait ses premières avancées avec l’entrée en vigueur du cycle de formation des nouveaux inspecteurs  et la formation d’un premier groupe  de spécialistes en audit et un autre groupe dans l’ingénierie  dans la gestion et la conduite t l’évaluation des grands projets éducatifs.
Mais, malgré toutes ces réalisation, le ministre n’a pas eu le temps de d’élaborer des textes relatifs à des questions importantes comme la vie scolaire ou le régime de discipline [17], d’autres chantiers sont restés n souffrance comme le chantiers des filières et des sections de l’enseignement secondaire ou le chantier de l’orientation ou enfin le chantier de la formation initiale des enseignants de l’enseignement secondaire qui fut totalement ignoré en dépit de des recommandations explicites du projet de la mise en œuvre de l’école de demain et  la loi d’orientation[18] .
Hédi Bouhouch &Mongi Akrout , Inspecteurs généraux retraités
Tunis , novembre 2014




[1]   Ministère de l'éducation et de la formation : le programme des programmes - 2003, il s'agit d'un document de référence de la première importance, mais qui n'a pas été largement diffusé ce qui a lourdement limité son impact , certains responsables des programmes ignorent son existence.

[2] L’enseignement de base est découpé en 4 cycles ; le premier étant constitué  de la 1er et la 2ème ; le deuxième comprend la 3ème et la 4ème année, le troisième comprend la 5ème et la 6ème année ; le quatrième et dernier cycle est constitué par  la 7ème, la 8ème  et la 9ème année.
[3] Françoise Cros, avec la collaboration de Moncef Moalla : Le Pari du projet d’école en Tunisie. Unicef ; p 15.
[4] Ministère de l’éducation et de la formation ; la nouvelle réforme du système éducatif tunisien : programme pour la mise en œuvre  du projet de l’école de demain  (2002/2007) ; vers la société du savoir, octobre 2002, 120 p.
[5] Le programme d’éducation prioritaire est l’un des programmes innovants qui vise à améliorer les conditions de l’enseignement et de l’apprentissage annoncé par le président de la république au cours d’un conseil des ministres tenu le 23 août 1999 , il a démarré en 2001 après l’établissement des écoles  et des zones concernées en fonction d’un ensemble de critères , (pour plus de détails ,voir le bulletin pédagogique n°3 , décembre 2001 : numéro spécial consacré à la question).

[6] Structure du nouvel enseignement secondaire , Ministère de l’éducation etce la formation , direction générale  des programmes et de la formation continue, document élève , p 4, octobre 2004.

[7]  Le document de l’école de demain a défini la professionnalisation des enseignants dans ces termes :  «   des enseignants professionnels , cela veut dire des maîtres qui connaissent à la fois la science et l’art de leur métier , capables de construire et de mettre en œuvre un projet pédagogique intégrant les spécificités du contexte où ils évoluent , capable aussi de planifier, d’évaluer, de gérer des situations pédagogiques diverses, de donner aux élèves le goût d’apprendre , de réguler leur enseignement à la lumière des diagnostics fréquents qu’ils effectuent… »  cité par Le rapport annuel de suivi du projet annuel de la qualité du système éducatif tunisien ( PAQSET) de 2006 

[8] Décret 2142 du 10 septembre 2001 ( jort n° 75 du 18 septembre 2001) , voir le chapitre 2 relatif aux missions et aux prérogatives.
[9] Décret 2348 du 2  octobre 2001 ( jort n° 81 du 9 octobre 2001) , voir les  articles 16 et 18 relatif au recrutement .
[10] Arrêté du ministre de l’éducation du 18 avril 2001 relatif à l’organisation et la composition de la commission permanente de l’évaluation, jort n°33 du 24avril 2001.
[11] Décret 2142 du 10 septembre 2001 ( Jort n°75 du 18 septembre 2001 , le CNIPPRE  est l’héritier de l’institut national des sciences de l’éducation qui existait depuis 1969.
[12] Cette consultation v organisée en 2001 n’a pas donné lieu à des décisions car il y avait de grandes divergences sur les pricipaux points objets de la consultation.
[13] Loi relative à l'éducation et à l'enseignement scolaire , article 64
[14] Arrêté du ministre de l‘éducation du 2  Novembre 2001  modifiant  l’arrêté du Ministre de l’éducation et des sciences  du 24 juin 1992 relatif à l’examen du baccalauréat et l’arrêté du 18 octobre  2000., jort n° 90   du 11  novembre 2001
[15] Voir blog pédagogique :
quoi de neuf à l’examen du baccalauréat
blog pédagogique : Point de vue sur la nouvelle façon de calcul de la moyenne annuelle générale à l'examen du baccalauréat
blog pédagogique : La qualité de l'enseignement va-elle s’améliorer si on supprimait les 25% dans le calcul de la moyenne du baccalauréat?

[16] décret 2950 -2002 du 11 novembre 2002 fixant les attributions du ministère de l'éducation et de la formation, jort n°94 du 19 novembre 2002.
[17] En dépit de l’urgence de cette question, et malgré les multiples tentatives  de rédaction d’un nouveau règlement, la question de la discipline  continue à être gérée par une circulaire publiée en 1991 du temps du Ministre  Mohamed Charfi.

[18]  Le rapport annuel de suivi du projet annuel de la qualité du système éducatif tunisien ( PAQSET) de 2006  concluait  à propos de la professionnalisation ceci «  Par rapport aux ambitions , la réalité des classes demeure quelque peu en retrait , en effet , en dépit des efforts gigantesques  accomplis en matière de formation continue et d’encadrement pédagogique des enseignants , il est difficile d’affirmer que nous disposons aujourd’hui d’enseignants véritablement professionnels. » p 6  


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