dimanche 18 avril 2021

La question de la langue d’enseignement en Tunisie, de l’école polytechnique du bardo à l’école de l’enseignement de base. (7ème épisode)

 


Hédi Bouhouch

Nous poursuivons cette semaine la publication de l'étude sur la question de la langue d'enseignement  en Tunisie, en entamant le deuxième chapitre  consacré à la période du protectorat français sur le pays, une période qui a vu la confirmation du bilinguisme imposé avec une suprématie de la langue française  au dépens de la langue arabe qui se trouve marginalisée.

Nous exposons dans ce numéro le statut de la langue arabe et son évolution dans l'enseignement post primaire , les cours pour adultes et l'enseignement supérieur. 

Pour revenir au premier épisode cliquer ici et au deuxième cliquer ici et au troisième cliquer ici et au quatrième cliquer ici et au cinquième cliquer ici et au sixième cliquer ici.

Rappel des parties déjà publiées.

Premier chapitre: La langue d’enseignement avant le protectorat : un bilinguisme  choisi.

Deuxième chapitre : La langue d’enseignement au temps du protectorat : le bilinguisme  imposé avec une prédominance de la langue française

I- les fondements de la politique linguistique du protectorat.

II-Evolution du statut de la langue arabe dans les institutions publiques créées par la DIP en Tunisie.

A. Au niveau de l'enseignement primaire

1- Dans les écoles françaises : d'une absence totale de la langue arabe au statut d'une matière obligatoire.

2- Dans les écoles franco arabes : un bilinguisme inégal  s'est imposé .

B - La place de la langue arabe dans le second cycle ou l'enseignement post primaire public.

C- Le statut de la langue arabe et son évolution dans l'enseignement post primaire , les cours pour adultes et l'enseignement supérieur 

 

D- La place de la langue arabe hors du secteur public

1- Au niveau de l'enseignement primaire : les écoles coraniques modernes (ECM) –" institution de transition entre l’école coranique traditionnelle (Kouttab) et l’école franco-arabe" [1]

Pour répondre à une réelle demande des citoyens tunisiens dont les enfants ne pouvaient pas rejoindre les écoles franco-arabes faute de places[2] ou qui ne voulaient pas envoyer leurs enfants à ces écoles, et dans le souci de réhabiliter la langue arabe dans l'enseignement, des personnalités tunisiennes avaient pris l’initiative de fonder des écoles coraniques modernes privées. C'est en 1907 que  Mustapha Khairallah  et Béchir Sfar obtinrent l’autorisation d’ouvrir la première école coranique moderne, " Al Médersa al-ahlia" à Tunis. L'école reçut dès le premier mois 200 élèves. (Ch. A. Julien, p,138.) Cette école donna  le coup d’envoi aux écoles coraniques modernes (ECM) dont la plupart étaient financées par des fonds des Habous. Entre 1907 et 1914  huit écoles  ont été créées" [3] dans les grandes villes du pays comme Tunis, Sfax (1908), Kairouan (1910), Sousse(1911), Menzel Temime, Bizerte et Monastir (1914).

Mustapha Khairallah, l'initiateur  de la première école de ce genre et son plus grand défenseur, a présenté le programme  de ce qu'il appelait  le "kouttab réformé" au congrès colonial  de Paris en 1908. Pour lui "le programme du kouttab réformé se composera de deux parties distinctes :

1° Un enseignement religieux comprenant le Coran, les pratiques du culte, les premiers éléments de la théodicée et la morale", ce que faisait plus ou moins bien le kouttab traditionnel.

2° "Un enseignement laïque comprenant la lecture, l'écriture, l'étude par cœur de morceaux de littérature en vers et en prose, la grammaire, l'arithmétique, le système métrique, les premiers éléments de la géométrie, la géographie ( surtout celle de la Tunisie et de la France), l'histoire ( particulièrement celle de la Tunisie avec, auparavant, un aperçu sur l'histoire des Arabes, et celle de la France avec récits sur les plus grands hommes de tous les temps) et les leçons de choses (premiers éléments de la physique, de la chimie, de la zoologie, de l'agriculture, de l'hygiène)"[4].

 

Ainsi, Khairallah propose d'introduire de nouvelles matières qui étaient absentes du kouttab traditionnel. Selon lui, l'élève ne doit pas consacrer tout le temps à l'étude du Coran, mais " comme son camarade de l'école française ou franco-arabe, il  a besoin de certaines notions propres à former chez lui le bon sens, à développer les facultés de l'esprit. Ces notions, on pourra les lui donner au kouttab en langue arabe" mais il ne parle pas explicitement de la langue française dans ce programme. Ce n'est pas à notre avis une omission, car l'enseignement de la langue française va de soi  comme la loi l'exige pour toute école privée.

Khairallah évoque dans son exposé les opposants à son projet et sa manière de voir la question : " Cette manière de voir, il faut le dire, n'est guère partagée par ceux qui sont partisans de l'instruction en français partout, et par conséquent de la suppression progressive du kouttab. Pourquoi, disent-ils, créer un enseignement arabe, avec programme, méthode et livres nouveaux ? Ne serait-ce pas créer deux mentalités différentes, deux sociétés qui vivraient côte à côte, peut-être en perpétuel conflit, au lieu de chercher à remplacer peu à peu la vieille société, illettrée ou instruite en arabe, par celle possédant une culture française ? L'argument n'est certes pas sans valeur. Il serait en effet à souhaiter qu'on pût instruire en français tous les Musulmans de ce pays. Mais nul n'ignore que le gouvernement du Protectorat n'est guère en mesure, faute de crédits, de doter, du jour au lendemain, le pays d'un nombre suffisant d'écoles franco-arabes". Donc c'est pour palier à cette carence que Khairallah militait pour la création des kouttabs réformés sans être contre les écoles franco-arabes. Mais la création de ces écoles avait un autre but "inavoué", celui de "régénérer … la langue et la culture arabes auxquelles étaient substituées la langue et la culture françaises dans les écoles françaises et les écoles franco-arabes. (Sraieb).

Mais l'étude de l'organisation des enseignements dans les nouvelles institutions montre une grande différence entre les écoles, Buisson, parlant de l'école fondée par Khairallah, disait que " Cette école est organisée presque entièrement d'après nos programmes scolaires français, que M. Khairallah connaissait bien, puisqu'il les avait pratiqués lui-même avec grand succès à Alaoui. Seulement l'enseignement est donné en arabe, et le français n'est enseigné que comme langue étrangère. Nos exercices de lecture expliquée, nos leçons de langage, nos leçons de choses intuitives, nos notions de connaissances usuelles et de sciences, nos rédactions avec canevas soigneusement expliqué, nos exercices de calcul avec problèmes gradués, tout cela se pratique, mais en arabe… Le point faible du kouttab réformé de la rue Sidi-Ben-Arous, qui a eu déjà des imitations dans quelques villes de l'intérieur, c'est la place trop restreinte qui y est faite à l'enseignement du français". Certaines, comme l’école coranique moderne Tamimya de Menzel Temime, avaient opté pour une parité totale entre les deux langues (14h10 pour chacune des deux langues), où le français n'était pas enseigné en tant que langue seulement, mais comme langue véhiculaire dans tous les cours. Du calcul au cours élémentaire et au cours moyen aux leçons de choses au cours moyen. D'autres écoles ont opté pour la "substitution progressive de la langue française à la langue arabe durant la scolarité" comme ce fut le cas de l'école coranique moderne de filles Al Abassya de Sfax (voir ci-dessous).

L’emploi du temps de l’école coranique moderne de filles Al Abassya de Sfax

 

 

Cours préparatoire

cours élémentaire

cours moyen

Arabe

23 heures 20 mn

18 heures 20 mn

13 heures 20 mn

Français

5heures

10 heures

15 heures

Récréation

une heure 40 mn

une heure 40 mn

une heure 40 mn

Total

30 heures

30 heures

30 heures

 

En dépit de ces différences, les ECM étaient d'accord sur un certain nombre de points comme le fait d'accorder au Coran, à l'enseignement religieux et à la langue arabe une place importante, et d'utiliser la langue arabe pour enseigner les autres matières comme le calcul, l'histoire et la géographie, les leçons de choses. Enfin elles sont d'accord pour donner à la langue française une place plus ou moins importante surtout dans les grandes classes,  car  ces nouvelles écoles préparent leurs  élèves  à rejoindre plus tard  le collège Sadiki au même titre que les écoles franco-arabes et à participer aux différents examens et concours organisés par la D.I.P,Roger Le Tourneau (Directeur de l'enseignement public 1941-1943) reconnait que les élèves des ECM ont obtenu de bons résultats aux divers examens organisés par la DIP : CEPE, Concours d’entrée au collège Sadiki, et au concours d’entrée à la grande mosquée[5].

 

1939

1940

1941

CEPE

79

116

83

Concours d’entrée au collège Sadiki

9

17

6

Concours d’entrée à l’université Zitouna

32

66

38

Tableau: Statistique des admis aux différents examens provenant des E.C.M

 

Pour remédier à cette hétérogénéité, le syndicat des ECM a soumis à l'approbation de la D.I.P un projet d'horaire unique pour toutes les écoles. Ce projet consacre un bilinguisme qui donne la priorité à la langue arabe  dans les trois premières années, puis c'est l'inverse au cours des trois dernières années ( voir ci-dessous), mais la proposition est restée sans réponse.

 

Niveau

arabe

français

Récréation

total

20 H

7H30

2H30

30H

17H30

10H

2H30

30H

14H30

13H

2H30

30H

13

14H30

2H30

30H

11H30

16H

2H30

30H

9H

18H30

2H30

30H

 

Tableau:  Projet d'emploi de temps présenté par le syndicat des ECM, Source : Sraieb op cité.

 

 

Les ECM ont connu un succès certains auprès de la population musulmane. De quelques écoles (En 1925 : 14), leur nombre est passé à 186 au cours de l'année scolaire 1953/54, ce qui permettait d’accueillir 33271 élèves, soit 21.11% de l'ensemble des élèves musulmans au niveau primaire[6] (sans compter les élèves qui fréquentaient les Kouttabs traditionnels) (voir tableau ci-dessous). Cette progression avait provoqué l'inquiétude des autorités coloniales qui voyaient que ces écoles constituaient " un foyer  de nationalisme dangereux  et une concurrence aux écoles franco-arabes". Elles ont cherché de les contrôler depuis 1938[7]  et de limiter leur progression. Pour cela, le directeur de l'instruction publique, Le Tourneau, propose de développer la place de la langue arabe et du coran dans les écoles publiques pour limiter l’attrait des ECM : il disait  « qu'il est d’ailleurs probable qu’en améliorant l’enseignement de la langue arabe et du Coran dans les écoles officielles, le gouvernement couperait court aux tentatives d’enseignement libre féminin. Il serait temps d’étouffer cet enseignement dans l’œuf »[8].

 

les ECM subventionnées (depuis 1938, le Bey décide d'accorder une subvention aux écoles coraniques modernes).

 

Année

nombre

personnel

élèves

écoles

classes

 

Garçons

filles

total

1938

32

162

170

9201

 

9201

1948

90

505

538

19607

1360

20967

1953

180

773

807

30185

3086

33271

1954/55

186

819

879

30880

4109

34989

 

2- Au niveau de l'enseignement post primaire

§  Le baccalauréat arabe d'Al Khaldounia

Le 22 décembre 1896, on a enregistré la naissance d'une association culturelle  appelée  Al Khaldounia dont le but  était « de rechercher les moyens propres à développer l'instruction chez les musulmans. A cet effet, elle se propose en particulier d'organiser des cours et des conférences qui concerneront plus particulièrement l'histoire, la géographie, la langue française, l'économie politique, l'hygiène, la physique, la chimie, etc. (art1) et de faciliter à ceux qui en seront dignes les moyens de compléter leur instruction (art 2)  en plus de la publication d'un bulletin  qui aura pour principal objet de contribuer à faire connaître aux Français la civilisation musulmane et aux musulmans la civilisation française"     ( Buisson).

Pour atteindre ses buts, l'association avait conçu deux types d'activités, qui étaient :

-  L'organisation de  conférences sur des sujets très variés ( droit musulman et droit français, économie politique…) destinées à un large public composé par des étudiants de la Grande Mosquée  et les membres tunisiens et européens de l'association. Lasram[9] parlait d'une moyenne de 280 auditeurs par conférence.

- L'organisation de cours "réguliers et quotidiens avait démarré en 1898. Il s'agit de cours de mathématiques, de sciences physiques, d'histoire et de géographie. Tous ces cours étaient donnés en arabe. Il y avait aussi un cours de rédaction arabe et un cours de calligraphie, trois cours de français (élémentaire, moyen et supérieur), un cours de grammaire et un cours de littérature française élémentaire " (Lasram). Le public cible était composé essentiellement d’étudiants zitouniens. Les étudiants qui suivent ces cours peuvent se présenter à un examen pour l'obtention du diplôme de connaissances pratiques institué par le décret du 12 novembre 1898. La possession de ce diplôme permet d'obtenir "des emplois qui ne peuvent être confiés qu'à des musulmans (amines, experts, syndics, etc.)." (Buisson)

Profitant du nouveau contexte de l'après deuxième guerre mondiale , le conseil d'administration de l'association  décida en 1945 de lancer un enseignement secondaire moderne en langue arabe ( une sorte de prolongement des ECM . Au mois de Mai 1947, le conseil d’administration, sous la présidence de Mohamed el Fadhel Ben Achour, a décidé de « créer un diplôme d’arabe libre, couronnant les études secondaires modernes. Ce diplôme est décerné par l’association de la Khaldounia et porte le nom de « diplôme du baccalauréat d’arabe»[10] (article premier de l’arrêté du 17 Mai 1947), L'examen de ce nouveau diplôme comporte deux parties :

-    Une première partie comportant des épreuves de littérature arabe (période préislamique et les périodes omeyade et abbaside), des épreuves d’histoire contemporaine du monde arabo-musulman, de géographie du monde arabo-musulman, de langues française, de mathématiques, de physique et de chimie.

-  Une deuxième partie à dominante scientifique, centrée sur les mathématiques, les sciences physiques, les sciences de la vie, en plus des langues, de la philosophie, de l’histoire et de la géographie.

La première session eut lieu en 1947, six (6) étudiants ont été déclarés admis à la première partie après avoir réussi les épreuves écrites et orales. Juin 1948 a vu l’organisation de la 1ère session de la deuxième partie, quatre étudiants (4) ont décroché le premier baccalauréat arabe décerné par l’association de la Khaldûnia.

Théoriquement, ce diplôme permet d’accéder à l’enseignement supérieur, mais la direction de l’instruction publique avait entravé les tentatives de la Khaldûnia de faire valider son enseignement et avait refusé l'équivalence entre le diplôme de fin d’études de la Khaldûnia (le baccalauréat d'arabe) et le baccalauréat français. Un décret français promulgué "le 1er janvier 1948 interdisait la confusion entre diplômes d’État et diplômes d’établissements privés"[11] dans l'objectif de freiner le développement de cet enseignement qui échappe au contrôle de l'état français. La consolation est venue d'Égypte qui a reconnu officiellement le diplôme de la Khaldûnia et lui a ouvert les universités cairotes.

Mahmoud Messadi voit dans la création des écoles coraniques modernes et leur expansion et dans l'œuvre de l’association de la Khaldûnia une preuve de la résistance et de l’opposition à la politique  scolaire française qui voulait imposer à la Tunisie une culture étrangère au détriment de la culture arabe et musulmane.

§  Le diplôme   du tahçil al ‘ulum de la Zaytûna ou le baccalauréat zaytûnien

De son côté, la grande Mosquée Zaytûna  a essayé de faire évoluer son organisation en mettant en place un "enseignement secondaire moderne". C'est en 1933, bien avant Al Khaldounia, qu'un décret beylical institua un diplôme qui couronne cet enseignement. Il s’agit du tahçil al ‘ulum. En 1953, ce diplôme évolua et devint un examen en deux parties qui sanctionne les études de la section moderne ouverte à La Zaytûna en 1951, devenant ainsi un "baccalauréat zaytûnien".  

Ce diplôme, organisé chaque année en deux sessions, comportait deux sections, la section « sciences » et la section « philosophie ». Il a continué à exister pendant les premières années de l’indépendance , ainsi  22 étudiants l’avaient décroché à la fin de l’année scolaire   1957 -1958.   

3- Les institutions de l'enseignement supérieure arabe : l’Université tunisienne populaire 

 

En réaction à la création de l'Institut des Hautes Etudes de Tunis par la DIP, l'association d'Al-Khaldûnia, présidée par Mohamed Fadhel Ben Achour, lança trois instituts supérieurs qui sont l’Institut d’Études Islamiques (1945), l’Institut Arabe de droit (1946), l’Institut Arabe de philosophie, (1946) et essaya d'obtenir une reconnaissance officielle de ses diplômes et des équivalences avec des universités des pays arabes de l'orient. " L’établissement de diplômes ad hoc et la recherche d'équivalences lui vaudront la dénomination d’Université tunisienne populaire. Plus que les réformes de La Zaytûna,, ces offensives disent la soif d’asseoir un enseignement supérieur, ouvert et moderne, digne d'égaliser les cursus légitimés par l'administration du protectorat en dotant les nouvelles filières de la reconnaissance d’universités plus anciennes (Égypte, Irak, Syrie…) et de flexibilité pour des débouchés"[12]. Mais la tentative fut sans résultat. La DIP ne reconnait pas les diplômes délivrés par les institutions privées" et les efforts d'Al-Khaldounia pour rénover de l’intérieur l’enseignement de la Zitouna auront été vains... Elle avait désespérément essayé de s’opposer à l’institution coloniale incarnée par l’Institut des Hautes Études de Tunis" [13].

Al Khaldounya essaya de contourner l'obstacle imposé par la DIP et elle réussit à faire inscrire les détenteurs du "baccalauréat arabe" dans les facultés des universités égyptiennes (universités Fouad I et Farouk Ier, ainsi qu’à Dar el-ulum ) pour suivre des études de langue arabe. Al Khaldounya semble avoir gagné sa bataille. "Ses cours sont réguliers et très suivis et des enseignants égyptiens sont recrutés pour les disciplines scientifiques"[14] .

     Fin de la sixième partie , à suivre , pour revenir à la première partie, cliquer ICI , à la 2ème partie cliquer ICI, à la 3èmepartie cliquer ICI, à la 4ème partie cliquer ICI, à la 5ème partie cliquer ICI  et à la 6ème partie cliquer ICI

Hédi Bouhouch & Mongi Akrout, Révision Abdessalam Bouzid, Inspecteurs généraux de l'éducation retraités.

Tunis 2015

Pour accéder à la version arabe, cliquer Ici

 

 

 

 



[1] Michel Lelong : Le patrimoine musulman dans l’enseignement tunisien après l’indépendance

Thèse présentée devant l’université de Provence -20 fév 1971- service des reproductions des thèses de l’université de Lille III – 1971

[2]A u congrès colonial de Paris (1908) ,M.Zaouche  a fait cette mise au point "Khairallah ,en attendant qu’il y ait des écoles franco-arabes dit qu’il accepte des kouttabs réformés, mais pas une fois pour toutes. Non, nous espérons qu’au fur et à mesure que le budget le permettra, on fondera des écoles franco-arabes et cela même dans les centres où il n’ya pas de français" demande qui est rejetée par le représentant des colons Victor de Carnières.

[3]Ayachi ,M: Enseignement néocolonialiste 1948-1958 et choix culturel de la Tunisie indépendante ; Thèse de 3° Cycle, p313.

[4] Mustapha Khairallah : l'enseignement primaire des indigènes en Tunisie,

[5]Ayachi, M. Enseignement néocolonialiste 1948-1958 et choix culturel de la Tunisie indépendante .Thèse de 3° Cycle ,P 313.

[6]en 1953 157342  enfants musulmans fréquentaient l'enseignement primaire se répartissent  de la façon suivante : 112068 ( 71.22%) dans les écoles franco-arabes,33271 (21.11%) dans les ECM et 12003 ( 7.6%) dans les écoles françaises.

[7]le décret le 28 juin 1938 met les ECM indirectement sous le contrôle de DIP.

[8]Ayachi, M. Enseignement néocolonialiste 1948-1958 et choix culturel de la Tunisie indépendante .Thèse de 3° Cycle

 

[9]Lasram.M. L'enseignement supérieur musulman à la mosquée de l'olivier, ou grande mosquée, à Tunis.

Rapport présenté au Congrès de l'Afrique du Nord, tenu à Paris, du 6 au 10 octobre 1908.(Mohamed Lasram (1866 - 1925), était Directeur du service de la Ghaba, à la Direction de l'Agriculture à Tunis, il a préside l'association de la Khaldounia entre 1900 et 1909)

[10]. Bouhouch&Akrout : 1957: Le premier baccalauréat tunisien après l'indépendance

http://bouhouchakrout.blogspot.com/2014/05/1957-le-premier-baccalaureat-tunisien_4.html

[11]  .Bendana, Kmar .Diplôme et université en Tunisie dans les années 1950. Maghreb et sciences sociales, Institut de recherches sur le Maghreb contemporain 2004, 2004, pp.61-67.

 

[12]Kmar Bendana. Diplôme et université en Tunisie dans les années 1950. Maghreb et sciences sociales, Institut de recherches sur le Maghreb contemporain , 2004, pp.61-67.

[14]KmarBendanaopt cité

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